Animaux / Ecologie / Politique – Hiver 2021

Animaux / Ecologie / Politique – Hiver 2021 : menaces envoyées aux défenseurs des animaux et de la nature, désinformation, intimidations, pressions financières, mauvaise foi, …

Animaux / Ecologie / Politique – Hiver 2021 : les lobbies et certains politiques se joignent aux actions des plus extrémistes pour casser la défense de la cause animale et l’écologie.

Herta : la préfecture revient sur ses mensonges

Animaux / Ecologie / Politique – Hiver 2021 – Février

Nouvelle enquête Herta : les services vétérinaires ont menti

Jeudi 11 février, L214 a dévoilé pour la deuxième fois des images d’un élevage de cochons « filière Préférence » de Herta. Un élevage censé être dans le haut du panier en terme de respect du « bien-être animal » et de la réglementation. Une belle mascarade, couverte par les autorités publiques en plus !

En décembre, suite à une première enquête L214, les services vétérinaires de la préfecture de l’Allier avaient inspecté l’élevage et conclu dans un communiqué à sa « bonne tenue » et à l’absence de « non-conformité majeure ».

Les nouvelles images montrent pourtant toujours des cochons en souffrance et des violations flagrantes de la réglementation !

Enquête dans un élevage de cochons Herta – Décembre 2020

Herta : la préfecture revient sur ses mensonges

Face à cette nouvelle enquête, la préfecture adopte un autre discours. Elle précise soudainement qu’il y avait des non-conformités qui ont justifié en décembre « une mise en demeure de l’élevage […] lui demandant de se mettre en conformité. » Elle avait omis de l’indiquer dans son communiqué.

Cet « oubli » ressemble beaucoup à un mensonge, vous ne trouvez pas ?

Des mensonges aux conséquences fâcheuses

Les conclusions faussement rassurantes de la première inspection avaient blanchi l’élevage.

En finir avec la chasse à courre – Rejoignez l’appel d’AVA !

Animaux / Ecologie / Politique – Hiver 2021 – Février

2021, en finir avec la chasse à courre !

La scène improbable d’un cerf réfugié en pleine gare de Chantilly ce mois-ci a au moins permis de rappeler une chose à la société française : en 2021, la chasse à courre, ses meutes de chiens lâchées dans la nature, ses valets et ses épieux existent toujours dans nos campagnes. Mais ce sont surtout des questions qui ont été soulevées par ce nouvel incident : comment peut on tolérer ces situations encore aujourd’hui ? Est-ce à cela que ressemble le XXIe siècle ? Il est grand temps d’y répondre.

Vingt incidents graves depuis la rentrée 2020

Pour un observateur assidu de la presse régionale, le chaos généré par cette pratique d’un autre âge n’est en rien exceptionnel. Rien que depuis la rentrée 2020, les associations ont pu recenser pas moins de vingt incidents* graves de ce type !

En Touraineun lama a été dévoré vivant par la meute qui s’était introduite dans un élevage. La propriétaire n’a pu qu’assister à la scène, impuissante.

Un cerf a été traqué jusque dans les rues de Compiègne (50.000 habitants) et sauvé in extremis par la mobilisation d’un lotissement tout entier. Toujours à Compiègne, les chiens de la chasse à courre ont poursuivi et mordu le chien d’un promeneur. Les cavaliers présents ne parvenant pas à se faire obéir, l’homme a dû l’arracher à la meute et le prendre dans ses bras pour le protéger.

Dans l’Aisne, le village de la Ferté-Milon (2.000 habitants) a été envahi par des chasseurs à courre et leurs chiens, traquant un cerf réfugié dans une propriété privée.

Dans l’Indre, une meute pourchassant un chevreuil a traversé l’Autoroute A20, causant un carambolage multiple et la mort de 4 animaux. L’équipage de Villers-Cotterêts a été vu à deux reprises en train de chasser littéralement sur la RN2, avec des cavaliers et des valets arpentant la bande d’arrêt d’urgence des deux côtés.

Sur la RN31 qui contourne Compiègne,

la traversée de la meute de chasse à courre derrière un cerf a causé un accident en chaîne, impliquant trois véhicules. Les chiens de l’équipage Bonnelles-Rambouillet ont pénétré chez une habitante des Mesnuls (800 habitants) avec des valets enjambant son grillage à leur suite.

Dans l’Aisne encore une fois, une famille a vu ses poules attaquées par un chien de l’équipage local, pendant que le reste de la meute chassait autour du village. L’une d’elles a été tuée sous les yeux des enfants.

80% des français pour l’abolition de la chasse à courre

Ces frictions sociales incessantes, qui à chaque fois nécessitent l’intervention des forces de l’ordre et des Sapeurs Pompiers, justifient en elles-mêmes un débat au Parlement sur le maintien d’une telle pratique.

L’avis des Français, lui, est clair et se révèle massivement dès qu’on daigne leur poser la question : outre les sondages réguliers qui donnent tous plus de 80% pour une abolition, on ne peut ignorer le Référendum pour les Animaux et son quasi-million de signatures ou les deux autres pétitions, celles de 30 Millions d’Amis et de Pet Alert, ayant déjà dépassé chacune les 250.000 paraphes.

Notre rapport à la vie sauvage doit évoluer

À l’heure où, portés par la science et l’urgence d’un désastre sanitaire de grande ampleur, nous questionnons notre rapport à la vie sauvage ; vingt-cinq ans après le « rapport Bateson », qui prouvait déjà grâce à des analyses biologiques à quel point la souffrance et la terreur vécues par les proies de ces chasses sont injustifiables ; quelques jours après un incident qui nous place à nouveau face à cette question, plus rien ne doit entraver notre avancée.

Vers une solution démocratique

Le mouvement d’opposition à la chasse à courre tel qui existe aujourd’hui est un exemple d’écologie populaire pour notre siècle : les Français les plus touchés prennent les choses en main et poussent pour une solution démocratique.
Nous, signataires de cette tribune, membres de la société civile, élus, citoyens, appelons à soutenir cette aspiration légitime !

Les images de Chantilly donnent une nouvelle occasion à la France d’entrer dans le siècle de l’écologie et de la raison en mettant fin à une pratique aussi dangereuse et inutilement cruelle que la chasse à courre.
Sachons la saisir

* au 30 janvier 2021

Les Verts lancent une votation citoyenne pour interdire la chasse à courre

Animaux / Ecologie / Politique – Hiver 2021 – Janvier

La chasse à courre est une des formes les plus révoltantes de maltraitance animale. Nous pouvons l’interdire.

Dans nos forêts, régulièrement, des « équipages » pourchassent, aidés par des meutes de chiens dressés à cet effet, des animaux sauvages, cerfs, sangliers, chevreuils, renards, lièvres, les épuisent et finissent par les tuer.

Les Françaises et les Français, pourtant, rejettent en masse la chasse à courre (82% d’après un sondage IFOP d’août 2020) et souhaitent jouir paisiblement, en famille, de la forêt et de la nature sans risquer pour leur santé et parfois pour leur vie.

Sans doute mus par un sentiment d’impunité, les veneurs viennent poursuivre leurs proies jusqu’à proximité des habitations, parfois dans les jardins ou dans les rues voire dans les cours d’école, occasionnant blessures et traumatismes dans la population.

Les différentes initiatives parlementaires en ce sens s’étant fracassées contre le mur de la complaisance de trop nombreux élus, nous, candidates et candidats écologistes aux élections régionales, avons décidé de prendre toutes nos responsabilités.

Nous nous engageons, une fois élus, à prendre les mesures légales et réglementaires nécessaires à l’interdiction de la chasse à courre dans nos Régions.
Nous vous invitons à soutenir notre détermination en apportant votre signature à la « votation citoyenne pour l’abolition de la chasse à courre » que nous lançons aujourd’hui !

Julien Bayou (Ile de France) Karima Delli (Hauts de France)
Tête de liste des écologistes aux élections régionales

L214 lance une campagne d’ampleur contre les pandémies

Animaux / Ecologie / Politique – Hiver 2021 – Janvier

Demandez à Emmanuel Macron d’agir contre l’élevage intensif, véritable bombe sanitaire

Saviez-vous que 75 % des maladies humaines émergentes sont d’origine animale ? Les conditions intensives d’élevage des animaux ainsi que la déforestation, elles-mêmes fortement liées à une production et consommation de viande importantes, sont deux causes parfaitement identifiées de l’émergence de nouvelles pandémies. Les alertes scientifiques sont très claires… l’inaction politique l’est tout autant !

Signez notre pétition pour exiger de nos responsables politiques des actions concrètes pour sortir de l’élevage intensif.

On subit les conséquences… mais qui agit sur les causes ?

Exigez des actions concrètes à nos côtés

Selon Serge Morand, chercheur au CNRS, écologue de la santé et parasitologiste, l’élevage intensif nous expose à de nouvelles « flambées épidémiques » (interview France TV Slash).
Entasser des milliers d’animaux ayant une faible diversité génétique dans des élevages intensifs est un terreau idéal pour l’émergence de nouveaux pathogènes – en plus de l’immense souffrance infligée aux animaux. De vraies mesures sont nécessaires pour limiter les risques de prochaines pandémies :

  1. un moratoire immédiat sur l’élevage intensif et l’interdiction de nouvelles constructions destinées à élever des animaux sans accès au plein air ;
  2. un plan concret de sortie de l’élevage intensif, en accompagnant les personnes qui en dépendent ;
  3. une politique publique de réduction de la consommation de viande et des autres produits animaux.

Une lettre ouverte à Emmanuel Macron, signée par des scientifiques, est parue ce jour dans Le Parisien pour alerter sur la situation et porter ces demandes. Soutenez-les !

Interdiction des ventes de fourrures animales à Paris

Animaux / Ecologie / Politique – Hiver 2021 – Janvier

Madame le Maire de Paris,

Nous, associations Société Anti Fourrure membre de l’International Anti Fur Coalition, Combactive et Dignité Animale vous sollicitons afin d’aller vers une interdiction des ventes de fourrure à Paris.
En effet, cette industrie est en chute libre aujourd’hui à travers le monde, avec entre autres, les dernières fashion weeks de Berlin, Helsinki, et Londres en juillet dernier, exemptes de fourrure animale. La fourrure est classée par la Banque Mondiale comme une des cinq industries les plus polluantes au monde pour les métaux lourds, en plus de sa cruauté sans nom.

Les villes du monde entier adoptent des lois pour interdire les ventes de fourrures animales. L’Irlande a lancé la Campagne avec des interdictions à Dublin, Fingal, Tralee Town et le comté de Dublin sud. Palitana en Inde, le comté de Oldham et de Islington au Royaume-Uni, le conseil de Sydney, de Canterbury et de Inner West en Australie. Ainsi que les villes de West Hollywood, Berkeley, San Francisco et Los Angeles, et tout l’état de Californie, Wellesley dans le Massachusetts. São Paulo, au Brésil, a suivi leur exemple, tout comme le Old Spitalfields Market, Camden Market et Saffron Walden Town. Le Royaume-Uni et Israël adopteront prochainement cette loi.

Paris serait aujourd’hui la dix-huitième ville au monde à faire le noble choix d’interdire à son tour les ventes de fourrure animales.

Les pouvoirs publics soutiennent l’industrie du foie gras

Animaux / Ecologie / Politique – Hiver 2021 – Décembre

Il n’y a pas qu’en matière de législation que les producteurs de foie gras peuvent compter sur le soutien de l’État : plusieurs études de l’Institut de recherche agronomique (INRA) ont nié ou minimisé les souffrances provoquées par le gavage. Mais il faut savoir qu’une partie de ces études ont été financées par… le Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras (CIFOG), autrement dit le lobby du foie gras ! Le conflit d’intérêts est manifeste.

Pourtant, scientifiquement, il ne fait plus aucun doute que le gavage a de graves conséquences sur l’état de santé des oiseaux. Loin d’être un phénomène naturel, il consiste à faire avaler de force de grandes quantités de nourriture aux animaux. Les signes de souffrance sont manifestes et les oiseaux développent une maladie appelée stéatose hépatique : leur foie hypertrophié atteint presque 10 fois son volume normal, rendant leur respiration difficile et entraînant une mortalité 7 à 20 fois plus élevée en période de gavage…

Foie gras du Sud-Ouest : enquête dans des salles de gavage typique de la production

Des publicités financées avec de l’argent public !

L’industrie du foie gras investit des sommes considérables pour faire la promotion de ses produits : à titre d’exemple, près de 1,2 million d’euros ont été dépensés pour réaliser une publicité diffusée à la télévision en 2018 et en 2019. Pour la financer, elle a reçu le soutien de FranceAgriMer, un organisme relevant du ministère de l’Agriculture qui gère les aides européennes et nationales. Celui-ci aurait financé cette campagne de publicité à hauteur de 50 %… avec de l’argent public !

Et cette publicité est de retour à la télévision pour 2020 : elle est en ce moment diffusée sur TF1, France 2, France 3 ou encore BFMTV. L’objectif est qu’elle soit vue 255 millions de fois…

Parodie de la publicité des producteurs de foie gras

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