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Animaux / Ecologie / Politique – Eté 2020

Animaux / Ecologie / Politique – Eté 2020 : menaces envoyées aux défenseurs des animaux et de la nature, création de la cellule Déméter, désinformation, intimidations, pressions financières, procès baillons, criminalisation, …

Animaux / Ecologie / Politique -Eté 2020 : les lobbies et certains politiques se joignent aux actions des plus extrémistes pour casser la défense de la cause animale et l’écologie.

Menace sur les tourterelles des bois : une décision invraisemblable

Septembre 2020

Les tourterelles des bois, menacées d’extinction, victimes de la disparition de leur habitat, de la chasse, du braconnage, protégées ailleurs…

Un projet d’arrêté fixant un nouveau quota de 17460 tourterelles – et qui va le contrôler ? Un agent derrière chaque tireur ? – pour la saison de chasse à venir a été soumis à consultation publique… Et malgré plus de 75 % d’avis défavorables, l’arrêté a été pris !

Le Ministère de l’Ecologie autorise que 17460 d’entre elles soient abattues par les chasseurs.

Nous attaquons l’arrêté, audience au Conseil d’Etat le 10 septembre.

A-t-on encore le droit de protéger la nature ?

Août 2020

Le 21 août dernier à Crest, dans la Drôme, la manifestation d’hostilité par des éleveurs et des chasseurs devant les locaux de l’Association pour la protection des animaux sauvages (ASPAS) a soulevé la question inquiétante de l’écolobashing qui monte aujourd’hui en France.

Injures gratuites de la part d’un ministre, intimidations, violences sur le terrain, impunité pour leurs agresseurs : cette tension croissante se fait au détriment de notre patrimoine naturel et de tous ceux qui le protègent.

L’ASPAS exige de pouvoir poursuivre en toute sécurité sa mission d’intérêt public.

Les Français largement favorables à une meilleure prise en compte du bien-être animal !

Août 2020

LES FRANÇAIS ET LA CONDITION ANIMALE

« Jamais l’attente sociétale n’a été aussi forte
et la réponse politique aussi faible »

Dans une étude inédite réalisée par l’Ifop et publiée ce jour dans Le Monde, la Fondation Brigitte Bardot révèle un très fort engagement pour la cause animale.

10 questions autour de la condition animale ont été posées aux Français : expérimentation animale, animaux de compagnie, captivité des animaux sauvages, chasse, animaux d’élevage, abattage et fourrure.

2/3 DES FRANÇAIS POUR UNE PROTECTION ANIMALE RENFORCÉE

Les résultats de l’étude montrent une très forte adhésion des Français au respect de la sensibilité animale. 2/3 de nos concitoyens souhaitent une amélioration de la condition animale en France. Quel décalage avec le manque d’ambition politique de nos gouvernements successifs !

Animaux / Ecologie / Politique
Le Porte-Parole de la FBB commente le sondage Ifop

L214, avec le soutien de la Ligue des Droits de l’Homme, attaque la cellule Demeter en justice

Juillet 2020

Communiqué LDH et L214 pour lutter contre la répression des lanceurs d’alerte

Atteinte aux droits fondamentaux et illégalités : L214, avec le soutien de la Ligue des droits de l’Homme, dépose aujourd’hui une requête en référé liberté et attaque au fond la convention signée en décembre dernier entre le ministère de l’Intérieur, la gendarmerie, la FNSEA et les Jeunes agriculteurs.

« Je salue L214 d’avoir fait cette vidéo. Je regrette que nous ne puissions pas assez le faire en interne ». CE SONT LES MOTS – INATTENDUS ! – DE DIDIER GUILLAUME, alors ministre de l’Agriculture, après avoir vu les images de l’enquête de L214 sur l’élevage et l’abattage d’agneaux dans la filière roquefort.

Pour autant, l’arsenal répressif contre celles et ceux qui osent remettre en cause le modèle agricole intensif pour ses atteintes aux animaux, aux humains ou à l’environnement se matérialise de plus en plus.

Malgré les très nombreuses voix qui s’élèvent à son encontre, CETTE CONVENTION est toujours en vigueur à ce jour et les ONG constatent une pression et une intimidation croissantes : convocations en gendarmerie, auditions, présence accrue des gendarmes dans des réunions de travail.

Atteinte aux droits fondamentaux et illégalités

L214 et la Ligue des droits de l’Homme (LDH) considèrent que la cellule Demeter porte gravement atteinte aux droits fondamentaux des associations de défense des animaux ou de l’environnement. La convention signée entre le ministère de l’Intérieur, la gendarmerie et les deux principaux syndicats agricoles est en outre entachée de plusieurs illégalités.
Tout d’abord, aussi bien la cellule que la convention délèguent des compétences de police administrative à des personnes privées – ici à des syndicats agricoles –, ce qui est interdit. Elles portent également atteinte aux principes de neutralité et d’égalité devant le service public de même qu’aux libertés fondamentales d’expression et d’association.

Par les échanges renforcés entre gendarmerie et syndicats agricoles, elles incitent à violer le secret de l’enquête et de l’instruction et portent atteinte au droit à un procès équitable. Preuve de sa partialité, cette convention a été signée avec deux syndicats hostiles à toute remise en question du modèle agricole conventionnel, écartant de fait les autres syndicats comme la Confédération paysanne.

L214 dépose une requête en référé

C’est pourquoi L214, avec le soutien de la LDH, dépose une requête en référé liberté auprès du tribunal administratif de Paris ce vendredi 31 juillet pour obtenir la suspension des activités de la cellule Demeter et des actions de mise en œuvre de la convention signée le 13 décembre 2019 entre le ministère de l’Intérieur, la gendarmerie, la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs.
Les deux ONG adressent également un courrier au ministre de l’Intérieur lui demandant expressément la dissolution de cette cellule et la résiliation de la convention de partenariat.

Roland Biache, Secrétaire général de la Ligue des droits de l’Homme :

« Pour la LDH, les atteintes à la liberté d’expression et d’association s’aggravent dans ce cadre depuis le début de l’année. Elle avait pointé à ce moment le risque de dérive sécuritaire et liberticide porté par la cellule Demeter et la convention sous-jacente.
Le dispositif se révèle dangereux y compris pour la simple liberté de s’informer dans le but de mieux informer le public, assimilée à des infractions. Les garanties du secret de l’enquête sont fragilisées par le flou qui entoure les informations échangées avec la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs, la participation du procureur aux observatoires départementaux de la cellule posant de plus question quant à sa nécessaire impartialité.

La participation des deux syndicats aux missions publiques de renseignement et de police est elle-même tout sauf neutre, puisqu’ils demandent la dissolution de l’association L214.
Tout cela doit amener à réaffirmer les principes du droit dans leur clarté et à faire cesser les intimidations contre L214 dans ses activités associatives, dont l’apport à l’information du public ces dernières années est indéniable. Le choix de l’association de saisir les juridictions de cette situation devenue difficilement tenable s’inscrit dans cette logique, dont il est à espérer qu’elle s’impose rapidement aux pouvoirs publics.
 »

Brigitte Gothière, cofondatrice de L214 :

« Depuis quelques mois, les actes d’intimidation envers le milieu associatif se multiplient. Si vous osez vous exprimer ou agir pacifiquement contre l’usage massif de pesticides, contre les conséquences effroyables de l’élevage intensif ou contre la légitimité de tuer les animaux sans nécessité, vous vous exposez a minima à une mise sous surveillance carabinée.

Mais ça ne s’arrête pas là : aux yeux du ministère de l’Intérieur, vos actes relèvent de l’association de malfaiteurs et vous font encourir 10 ans de prison et jusqu’à 150 000 euros d’amende. Où sont passées les libertés d’opinion et d’expression ? Quelle place pour le débat démocratique ?
Depuis quelques semaines, plusieurs salariés de L214 ont été entendus lors d’auditions en gendarmerie pour se justifier des actions d’information de l’association. Ces actes d’intimidation sont de plus en plus nombreux. Par ailleurs, que devient le secret de l’enquête et de l’instruction ? La cellule Demeter n’invite-t-elle pas clairement les gendarmes à partager leurs informations avec deux syndicats agricoles ?
Il est hors de question de se laisser traiter comme des criminels. Nous nous tournons aujourd’hui vers la justice avec le soutien de la Ligue des droits de l’Homme pour faire cesser cette répression institutionnalisée des lanceurs d’alerte.
 »

Paris, le 31 juillet 2020

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Animaux / Ecologie / Politique : tout est lié !

L’écolobashing

Une menace grandissante pour la nature et ses défenseurs

Juillet 2020

Photo de la bannière : R. Holding

Retrouvez toute l’actualité de l’ASPAS dans Goupil, le magazine trimestriel réservé aux adhérents de l’association.

Au sommaire du numéro 142 :

Dossier : L’écolobashing : une menace grandissante pour la nature et ses défenseurs.

Les menaces de mort envoyées à l’ASPAS et aux défenseurs de la nature, la création de la cellule Déméter, la désinformation, les intimidations, les pressions financières, les procès bâillons, la criminalisation, voire les violences policières.

Les lobbies et certains politiques se joignent aux exactions des plus extrémistes pour casser l’écologie. Alors que tant de médias nous baladent avec un agribashing qui a bien peu de fondement, rares sont ceux qui révèlent la réalité de l’écolobashing.

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Référendum pour les animaux



Un référendum d’initiative partagée sur la cause animale

Juillet 2020

Une vingtaine d’associations et des dizaines de personnalités se sont jointes pour lancer ensemble une campagne médiatique d’envergure dans le but de rassembler un maximum de citoyens.

L’objectif est de faire connaître et obtenir le Référendum d’Initiative Partagée (RIP) pour 6 grandes mesures ambitieuses et réalistes.

Interdire :

  • l’élevage en cage ;
  • la construction de tout nouvel élevage intensif, privant les animaux d’accès au plein air ;
  • l’élevage des animaux dans le but d’obtenir de la fourrure ainsi que la commercialisation de la fourrure ;
  • la chasse à courre, la chasse sous terre et les autres pratiques de chasse cruelles ;
  • les spectacles avec animaux sauvages ;
  • les expérimentations sur les animaux lorsqu’il existe une méthode de recherche alternative.

Toutes ces demandes ont déjà fait l’objet de sondages (IFOP, IPSOS, etc.) par le passé et avaient toutes obtenu le soutien d’au moins 8 Français sur 10.

Mobilisation générale contre la chasse estivale !

Juin 2020

C’est officiel : depuis le 1er juin, les chasseurs peuvent cette année encore abattre chevreuils, daims, sangliers et renards (presque) partout en France. Et ce malgré une forte (et inédite !) opposition citoyenne exprimée via les consultations publiques. Face à ce déni de démocratie, l’ASPAS a imaginé pour vous de nouvelles actions contre le lobby chasse.

Jamais la chasse d’été n’aura autant fait parler d’elle. Et c’est une excellente nouvelle ! Car plus les Français prendront conscience de l’existence de ces tueries estivales, plus nous ferons poids pour faire changer la loi.

Les nombreuses consultations publiques organisées partout en France ce printemps sont sans appel : une majorité écrasante de Français refuse de subir ces 3 mois et demi de chasse supplémentaires, de surcroit à une saison synonyme de vacances au grand air et de reconnexion avec la nature !

Épaulée par de vaillants bénévoles, l’équipe de l’ASPAS a décortiqué les deux tiers des arrêtés préfectoraux (soit une soixantaine de départements) qui autorisent la chasse d’été. Aucun n’a tenu compte, dans sa décision finale, de l’avis des citoyens opposés à cette pratique !

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